Les échelles

2026, 216 pages, 15x20cm

 32€

“Ce livre reproduit à l’échelle 1:1 un ensemble de photographies argentiques et de dessins à l’encre. Les empilements de pierres ont été faits par des pêcheur.se.s. du coin. Ce sont des échelles qu’iels utilisent pour monter pêcher depuis le haut du mur. Je les ai photographiées puis j’ai réalisé les tirages sur du papier périmé, avec l’idée de tous les garder, qu’ils soient ‘réussis’ ou ‘ratés’, dans l’esprit qui a guidé les pêcheur.se.s au moment du montage de ces pierres. Les piles des images en couleurs ont été faites chez moi, en forme de discret hommage, avec des briques ramassées sur place. Les dessins à l’encre continuent d’évoquer cette mer, juste derrière le mur, que l’on ne voit pourtant jamais.”  
“This book reproduces, at a 1:1 scale, a collection of silver gelatin photographs and ink drawings. These stone piles were made by local fishermen. They are ladders they use to climb up and fish from the top of the wall. I made the photographs and then printed them on expired paper, with the idea of keeping them all, whether 'successful' or 'failed', in the spirit that guided the fishermen when they piled up these stones. The stacks of color prints were made at home, as a discreet tribute, with bricks collected on site. The ink drawings continue to evoke that sea, just behind the wall, which we never actually see.”






Cent onze cent quinze

2025, 96 pages, 10x17cm

      18€

“Lin Ying Qin is my neighbour. Everyday, I pass her sitting at the bottom of her building. I live at 115, she lives at 111. She wears flowered trousers that her mother brings her from the market. She's never cold, never hot, never hungry. Ying Qin tells me about her dreams. What I know about her, I learn slowly through our laughter and awkward discussions.”
“Lin Ying Qin est ma voisine. Tous les jours, je la croise assise au bas de son immeuble. J'habite au 115, elle au 111. Elle porte des pantalons à fleurs que sa mère lui ramène du marché. Elle n'a jamais froid, jamais chaud, elle n'a jamais faim. Ying Qin me raconte ses rêves. Ce que je sais d’elle, je l’apprends lentement à travers nos rires et nos discussions maladroites.”




Arnordir

2024, 120 pages, 18x25cm
      35€  (last copies)

“A few months ago, I bought a box of film rolls for peanuts in a second hand shop in the town of Calais. The whole thing being expired for twelve years was starting to be corroded by rust. So that nothing got lost, I’ve spent two summers on the Carnot breakwater, a long concrete-jetty of almost three kilometers overhanging the sea. I’ve photographed with a camera found in a local charity shop and then processed the films at home, mixing them with a bit of sea water. The result is this combination of walls of sea and humans of sand.”
“Il y a quelques mois j’ai acheté pour une bouchée de pain un lot de pellicules dans une ressourcerie de Calais. L’ensemble, périmé depuis douze ans commençait à être dévoré par la rouille. Afin que rien ne se perde, j’ai passé trois étés sur la digue Carnot, une longue avancée de béton de presque trois kilomètres dans la mer. J’ai photographié avec un appareil trouvé dans un Emmaüs local, puis j’ai développé les pellicules chez moi, en mêlant un peu d’eau de mer. Le tout est un mélange de murs de sel et d’hommes de sable.”


03 Les échelles

2026, 300 copies, 216 pages


02 Cent onze cent quinze